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Découverte de Vigo : de Punta Lagoa à Cangas

by Pascal Bouche on Jun 1, 2010
Le 13 mai, nous appareillons pour Vigo, vers de nouvelles aventures et de nouveaux trésors comme ceux de la bataille de Rande. Le vent est « plein cul ». La houle aussi. Nous slalomons entre les filets et apprécions le paysage de la terre sous les grains. Les Îles de Cies se découpent sur l'horizon. Les enfants y voient un dragon endormi qu'un magicien doit réveiller avant la fin des temps pour sauver les humains d'une mort certaine. Belle imagination… Nous laissons les Îles de Cies sur tribord et entamons notre entrée dans la baie renommée. Ayant très peu d'information sur la taille des marinas, nous mouillons près de Meira derrière nos brises clapots favoris, les parcs à coquillages. La pêche est un sacerdoce en Espagne. Elle est pratiquée sous toutes ses formes. Dans chaque baie, on peut compter une dizaine de ports et dans chaque port, plus d'une centaine de bateaux de pêche de toutes tailles. Entre les ports, on trouve des parcs à poissons et autres parcs à coquillages. Imaginez qu'il y a au moins une baie tous les 40 milles sur la côte espagnole, faites les multiplications et vous comprendrez que les instructions nautiques signalent la présence de pêcheurs dans le coin… A force d'admirer les grains sur la terre, nous ne pouvions faire qu'une arrivée sous grain. Côté positif : tout est dé-salé !

La nuit au mouillage sera parfaite. Le lendemain matin, pendant que les filles font l'école sur Quetzalcoatl, les garçons partent en reconnaissance, à la recherche d'une marina accessible à notre serpent à plumes. Après une traversée de la baie en annexe à fond les manettes, l'escouade prend position dans la toute nouvelle marina de Vigo : Punta Lagoa. En fait, je me suis trompé de marina. Je pensais entrer dans celle indiquée dans le bloc marine mais celui-ci, comme les cartes de notre Navnet, semble être obsolète. Chaque port dispose aujourd'hui de sa marina. Et Vigo, en compte deux de plus que celles présentées dans le bloc marine. Punta Lagoa est la marina « sportive » de Vigo. Nous sommes présentés au responsable du port, Ricardo Frade. Un bel hidalgo, à l'anglais parfait et qui sera d'une grande aide. Les prix nous semblent des plus raisonnables et comme cela fait déjà près d'un mois que nous n'avons pu jouir des services d'une marina, nous prenons la décision d'y venir. Le personnel est persuadé que nous pourrons y entrer sans aucun problème mais je demande quand même à bénéficier de la remorque de 2 hors-bord au cas où… Car l'entrée est un peu « sportivo » elle aussi. Vous devez longer la falaise de la Guia et, en trimaran, il vous reste 3 mètres de part et d'autre pour slalomer entre les rondins signalant le chenal et les cateways. Le personnel du port est professionnel et cela se passe sans une égratignure. Sans eux, je pense que s'était impossible pour notre gabarit. Prendre un mouillage la veille et faire une reconnaissance au matin furent de sages décisions.

Enfin, nous voici amarré dans une marina, au bord de la falaise de Guia. L'endroit est idyllique. Yvane et les enfants se préparent à bénéficier de tous les services disponibles. Commençons par la lessive. 1 mois de navigation avec des grains, ça laisse des traces… Ah ! Il n'y a pas de machines à laver ?! Yvane se résout à faire la lessive à la main sur les trampolines. Qu'à cela ne tienne, allons prendre une douche. Elles sont… ? Au bout du port, derrière le port à sec, au bout du quai… Les cabanons, là-bas ? Si, si ! Eau chaude ? Si, si !

Les douches se trouvent dans des cabines de chantier. J'appréhende l'eau froide ce qui serait synonyme de « soupe à la grimace » avec Yvane. La lessive à la main plus la douche froide dépasseraient le seuil fatidique de l'acceptable pour la propriétaire. J'ai beau implorer tous les dieux que je connaisse, elle reste définitivement froide, la douche. J'ose à peine ressortir et me présenter devant ma charmante épouse qui a rejoint l'autre cabanon, celui réservé aux dames. Prenant mon courage à deux mains, je pose la question par la petite fenêtre laissée entre-ouverte : « Tout va bien ? ». Pas de réponse. Une demi heure plus tard, toute la famille sort du cabanon. Tout le monde semble avoir pris sa douche. Quel courage ! De vrais marins ! Yvane se sèche les cheveux et me lance « Ça fait du bien une douche chaude ! »… Humour ? Non, leurs douches étaient chaudes. Je me disais aussi… Remarque, tant mieux !

Allons voir maintenant ce lieu luxueux et accueillant que nous appelons « Club House ». Ah ! Il est fermé. Il est ouvert uniquement le week-end. Euh, nous sommes le week-end, là ?! Oui, mais c'est spécial car c'est férié demain. C'est fermé la semaine, les jours fériés et les week-end s'il y a un jour férié. Bref, ce n'est pas souvent ouvert.

Reste à visiter Vigo. Pour cela, il faut faire un quart d'heure de marche en montée pour atteindre le premier arrêt de bus et attendre, au pire, une heure… Le tout nous coutera 4,5 euros et vous arriverez quelque part. Pas forcément où vous vouliez aller. Cela nous arrivera deux fois ! Plus tard, nous apprendrons que le taxi coûte 5 € en moyenne pour vous emmener où vous souhaitez. Aussi, pour 50 centimes de différence, nous jouerons les rupins !

Vigo est une jolie ville si toutefois on peut apprécier une ville. Elle dispose d'avenues qui ont été copiées sur celle de Paris, pas moins que ça. Ils ont même leur « Champs Élysée ». Lorsque vous vous écartez du centre, vous côtoyez des quartiers très différents qui se juxtaposent. Vous traversez une route et vous passez des hôtels 5 étoiles à de vieilles maisons abandonnées, murées ou habitées façon « squat ». C'est surtout la vieille ville qui retient notre attention. Nous apprendrons plus tard qu'il y a une réelle guerre de l'immobilier. Le ministre souhaite conserver les vestiges de la vieille ville. Aussi, il exproprie les anciens propriétaires pour pouvoir conserver ces vestiges et éviter les détériorations. Mais voilà, l'état n'a pas beaucoup d'argent. Et ces habitations se retrouvent murées et abandonnées le temps que l'état trouve les moyens de mener les travaux. Ceci donne un caractère particulier s'approchant plus d'une ville abandonnée qu'en réel aménagement. La situation crée aussi des tentions car les habitants s'opposent à ces pratiques. De plus, des travaux sont menés sur les voies afin de créer des parkings. Apparemment, ces travaux durent depuis bien longtemps. Enfin, certaines sociétés très fortunées, comme Pesca Nova, essaient de s'approprier le maximum de maisons afin de les réhabiliter. C'est comme ça que nous apprendrons que la marina de Punta Lagoa, bien qu'elle soit sous forme associative, appartient en fait à Pesca Nova. Ce projet est mené uniquement pour pouvoir s'approprier toutes les habitations de la colline de La Guia. La Guia, est l'une des deux collines considérées comme les poumons de Vigo. Ce sont de gigantesques parcs avec des arbres aux essences rares. La ville voulant préserver ces lieux, y a interdit les nouvelles constructions. Certaines maisons ont d'ailleurs étaient détruites et d'autres sont laissées à l'abandon. Le village autour est peuplé des anciens ouvriers travaillant au port juste en-dessous. Mais voilà, c'est l'un des derniers endroits verdoyant avec le Castello de Castro, proche du centre de Vigo. Cette particularité attire les plus riches. C'est pourquoi Pesca Nova investi dans la marina qui est considérée comme la marina la plus huppée et la plus chère de la région. Ceci nous étonne car, à 16 € par jour, ce n'est vraiment pas cher. Yvane du coup me reproche de ne pas être allé dans une marina du centre ville qui devait encore être beaucoup moins cher. Surtout que dans celle-ci, les services sont plutôt rares ou de qualité discutable.

Enfin, nous verrons cela plus tard. Actuellement, nous montons et descendons les petites rues de Vigo. Nous visitons l'ancien port de pêche de Vigo, El Berbes et finissons notre ballade par « La Bouzas », petit village englobé par la ville grandissante. Il faut savoir que la population est passée en moins d'un siècle de 20 000 personnes à plus de 300 000 habitants grâce au développement industriel et à l'usine Peugeot-Citroën. D'autre part, les grandes sociétés qui extrayaient le sel à l'époque ont aussi réussi leur reconversion. Le sel était l'or blanc à l'époque et les trois grandes sociétés que comptait Vigo ont investi dans le tertiaire, l'immobilier et la pêche. Aujourd'hui, ces trois grandes sociétés se répartissent Vigo, Pesca Nova étant la principale.

Notre balade se terminera tard par La Guia où nous jouirons d'un coucher de soleil époustouflant sur la baie de Vigo avec dans le lointain, les îles de Cies, dragons endormis...

Nous ferons plusieurs visites de Vigo et nous nous mettrons à l'heure espagnole. Lever vers 9 heures pour la plupart de la famille. La propriétaire, jouissant d'un droit spécial de part sa naissance, se levant après tout le monde, vers 10 heures. S'en suit le petit-déjeuner qui se termine vers les 11 heures. S'il n'y a pas d'école ou qu'il y a le marché, nous nous rendons en ville. Nous revenons vers 14 heures pour préparer le déjeuner. Nous mangeons entre 15 et 16 heures. 16 heures 30, café avec petits gâteaux. Ensuite, nous vaquons à nos occupations. Dérushage, nettoyage, école, rangement, réparation, recherche de gaz, visite du bateau,...

Tout ceci nous amène au goûter que nous prenons vers 18 heures. Après avoir repris des forces, nous entamons notre balade de la journée. A Vigo, elle se terminera souvent dans un petit bar à tapas où nous mangerons vers 22 heures. Vers 23 heures, nous nous apercevons qu'il n'y a plus de bus. Avant de savoir que le taxi nous coute aussi cher que le bus, nous avons tenté notre chance en prenant un autre bus que celui passant près de notre marina. Cela nous a amené à minuit, à l'entrée d'un cimetière, dans un endroit inconnu par la fine équipe. Les chiens hurlaient dans la nuit… Nous avons filmé ces moments et la tête de Galahann quand on lui explique que nous ne savons pas où nous sommes et que nous allons peut être dormir dehors en faisant attention aux chiens errants vaut le détour. Bref, nous sommes arrivés ce soir là vers les 1 heure du matin à notre cher trimaran. C'était la première fois d'une longue série d'errances. A croire que Vigo se prête à se genre de pérégrinations.

Ceci dit, nous sommes des couches-tôt pour les espagnols. Et des lèves-tard aussi. Souvent ils viendront visiter le bateau pendant que nous mangeons. Un soir, vers les 22 heures, ils sont venus pour visiter le bateau. Quand ils ont vu que nous mangions, ils se sont excusés et ils nous ont dit qu'ils pourraient passer plus tard, vers minuit. Minuit ? Ben, oui ?! Vous ne serez pas là ?

Nous sommes restés à Punta Lagoa jusqu'au 20 mai. Nous avons visité le musée del mar qui, hormis l'architecture, est un peu décevant. Il faut dire que le week-end précédent il s'y déroula un sommet européen et toutes les expositions temporaires avaient été démontées. Nous y étions venu pour voir l'exposition sur la bataille de Rande. Hélas pour nous, celle-ci aussi avait été démontée et ceci, il y a plus de 8 ans ! 8 ans ? Pourtant nous l'avions vue sur le site internet ?! Oui, il n'est pas à jour… Encore un fait marquant, les sites internet espagnols ne sont pas à jour du tout. Et ceci vaut pour tous les services, même pour les horaires de train. Bon à savoir !

Donc, après avoir attendu deux fois 1 heures pour prendre les deux bus qui devaient nous amener à Simile pour visiter le musée, nous arrivions dans un lieu où il n'y avait rien sur bataille de Rande, sujet de notre documentaire que nous avions préparé avec les enfants. Relisant le passage de 20 000 lieux sous les mers, concaténant des informations depuis différents sites internet pour arriver à ce constat. Il n'y a rien sur la bataille de Rande à Vigo. Et tout le monde s'en f… Affaire suivante !

Autre point intéressant, quand vous prenez le bus, si vous faites un arrêt ou toute la ligne, vous payez toujours la même chose, 1€16 par personne de plus de 4 ans. Aussi, pour le retour, comme nous étions écœurés, nous avons décidé d'aller jusqu'au bout de la ligne du bus que nous avions pris. Et quand je dis le bout, c'est vraiment le bout. A un tel point qu'à un moment, nous nous demandions si nous allions revenir. Nous nous posions déjà la question du prix que cela allait couter pour revenir en taxi car l'heure tournant, nous n'étions pas sûr d'avoir un retour. Heureusement, arrivé à l'hôpital tout en haut d'une montagne, dans un village inconnu, le bus repris la route inverse, direction Vigo. Ouf ! Uruhann en a profité pour faire sa sieste. Plus de 2 heures de bus… C'est ce soir là que nous avons pris le taxi pour la première fois. Il était 23 heures et tout le monde était mort. Aussi, plutôt que de tenter une nouvelle escapade en bus, nous avons opté pour le taxi. La course nous coûta 5,30 euros. Du bonheur !

Les jours passent vite et nous devons partir. Non pas que nous sommes jetés dehors mais nous avons rencontré Guillermo Cordeiro, Président du Real Club Nautico Rodeira Cangas et sa petite famille. Il nous invite dans son club et nous promet un parfait accueil ! Ce sont des personnes charmantes qui nous aiderons à profiter au mieux de cette escale. Avant de partir pour Cangas, distante de 6 milles dans l'ouest, je suis aller payer « la quenta ». J'étais accompagné de Ricardo qui était venu faire une petite séance photo sur le trimaran et nous avait offert un superbe tee-shirt et un fanion au blason du club. Heureusement qu'il m'accompagnait car la note qui me fut présentée me fit comprendre pourquoi cette marina était considérée comme la plus huppée : 784 € pour 7 nuits ! Soit 112 € la nuit et ce, sans aucun service ! A ma tête, Ricardo s'inquiéta. Il du croire à une attaque cardiaque… Je lui expliquais mon étonnement.

On m'avait dit 16 euros par nuit ?! Ah, non. Normalement, c'est 26 euros pour 14 mètres. Comme c'est un trimaran, c'est le double. Soit 52 euros. Et, il y a les taxes. Comme c'est un bateau en aluminium, c'est 60 euros par jour. 112 €, le compte est bon !

Après 3, 4 factures différentes, nous en arrivons à une facture de 182 € pour 7 nuits, soit 26 € par nuit. Prix pour un monocoque de 14 mètres sans taxes. Je tiens à souligner que le personnel fut très agréable et compétent. Ricardo m'aida à trouver du matériel informatique, me trouva un moyen pour remplir notre bouteille de gaz de 13 kg et nous permit de rencontrer des personnes très intéressantes dont notre ami Guillermo.

Nous avons rejoint Cangas l'après-midi même et nous avons pris nos marques. La ville beaucoup plus petite est parfaite pour nous et pour les enfants. Elle a conservé une partie ancienne. La plage est accessible à pied. Le mercado est quotidien. Et, les aires de jeux pour les enfants sont gigantesques ! En plus, Guillermo, en nous invitant, nous a fait un prix « spécial » ! Ceci m'inquiète un peu suite à notre petite mésaventure...

A peine, arrivé, Guillermo fait jouer ses relations et nous avons un article en première page dans le journal local « Faro de Vigo ». Cela nous vaut une petite notoriété. Les habitants se retournent sur notre passage, parlent de « trimaràn » dans notre dos et vont même jusqu'à nous suivre jusqu'au bateau dans l'espoir de pouvoir le visiter. Le soir, Guillermo nous prévient que l'école d'Adriana accepte que nous fassions un reportage. Le Colegio Monterrey est à Vigo. Aussi, nous devons prendre le bateau-bus de 8 heures 15 demain matin. Nous réussirons à prendre celui de 8 heures 45. Pas mal non ? Nous arriverons à 9 heures 20 pour un rendez-vous à 9 heures 30. Parfait ! Adriana, la fille de Guillermo et nouvelle amie de Nohann et Galahann, nous fera visiter son école. Cette visite sera fantastique. Nous passons de classe en classe, expliquant notre projet, répondant aux questions… Nous finirons dans le gymnase où tous les élèves du secondaire sont rassemblés afin que nous puissions présenter « en grand » notre aventure. Les « Ptits Reporters » ont reçu des livres dédicacés et pleins de bonbons pas bon. La maman institutrice reçu quand à elle, des mains de la directrice, le livre de lecture officiel pour les CP dédicacé par les élèves de CE1. Anecdote qui ne s'invente pas, ce livre est écrit par une française à « Clémont-Ferrant ». Ça aussi ça ne s'invente pas ! Une autre surprise fut la demande de dédicace d'une photo de nous. Chose que toute la famille s'est appliquée à faire, même Uruhann. Ces séances se sont poursuivies dans les classes et Uruhann, dans des élans de créations, finit par faire de réelles œuvres sous le regard ébahis des fans en herbe.

Cette demi-journée fut très intéressante et très prenante. La veille au soir, nous avions reçu la presse. Aujourd'hui, nous étions les « invités » du Colegio Monterrey… Nous sommes exténués ! Juste le temps de prendre une petite collation et nous recevons un sms de Guillermo : « Please call now Galicia Television. They're waiting you at Cangas ».

Après un appel succinct, nous voici au pas de course pour rejoindre le bateau-bus et revenir à Cangas. Il est 18 heures et les reporters nous attendent sur le ponton caméra et micros au poing. Nous répondons aux questions et un quart d'heure plus tard, la télévision plie bagages car le sujet passe ce soir au 20 heures ! Du coup, nous nous préparons pour rejoindre un bar à tapas pour voir nos frimousses dans le carré magique. 19 heures 50. Nous entrons dans les lieux. La télévision est allumée, sans son. Yvane demande à mettre sur la chaîne Galicia. Le garçon s'exécute sans grand intérêt, persuadé que nous ne passerons pas aujourd'hui. Yvane prend une Estrella Galicia pour évacuer son stress. C'est elle qui a répondu aux questions et en espagnol s'il vous plait ! 20 heures, le journal commence. Après 27 minutes d'accidents, de guerres, de morts, la tête de Quetzalcoatl apparaît. Nous demandons pour avoir le son mais cela ne semble pas au programme. Aussi, nous nous contenterons des images avec la musique tonitruante du café. Yvane est parfaite. On ne s'est pas ce qu'elle dit mais c'est super. Un peu déçu de la réaction du garçon, nous rentrons au bateau. Yvane au 20 heures ! C'est quand même sympa non ?

Le lendemain, nous nous reposerons. Nous visiterons la ville, la plage, les jeux. Nous découvrirons les ruines d'une usine avec une superbe maison de maître à l'abandon. Quelle histoire se cache derrière ces murs et ce jardin à l'abandon avec toutes ces essences rares. Après renseignement, il s'agit en fait d'une usine de transformation de « baleines » ! La pêche à la baleine était très pratiquée dans la baie de Vigo. Les bateaux revenaient avec des baleines accrochées à leurs bordés. Celle-ci étaient montées sur le quai et subissait toutes les transformations nécessaires dans cette grande usine. La belle maison était celle des propriétaire. Tout fini quand la pêche à la baleine fut interdite. Les images vues au musée del mar prennent tout d'un coup plus de profondeur. Les espagnols semblent avoir honte de se passé. Étrange… J'aurais bien vu le musée de la mer dans cette usine. Cela donnait plus de relief...

Nous finirons la semaine par la superbe plage de Barra. C'est une plage naturiste superbe juste à l'embouchure de la baie face aux îles de Cies. L'eau y est cristalline et les vagues fabuleuses. Comme dit précédemment, une amie de Punta Lagoa nous y amènera. Par contre, pour le retour, nous le ferons en grande partie à pied. Plus de 3 kilomètres à longer la côte en passant dans les buissons, escaladant les rochers, nous perdant dans les forêts, nous griffant dans les ronces… Enfin, nous retrouvons la route et une ville, Santa Marta. Nous sommes à 2 kilomètres de Cangas ! Il est 22 heures. Décision est prise : nous terminerons en taxi. Quelle aventure ! Hein, les enfants ?

Le départ était prévu le jeudi 27 mai. Ah, nous ne pouvons récupérer la bouteille de gaz que dimanche ? Ok, nous restons jusqu'à lundi. Cette petite déconvenue nous permit de rencontrer la maman de Petula. Particularité, son mari, Alberto Dopico Martinez, est propriétaire d'un gros chantier naval, le chantier Nodosa.

Aussi, si vous avez besoin de quelque chose… nous dit-elle pendant que les enfants jouent sur les jeux. Et bien voilà, on a une fuite électrique depuis notre départ et c'est gênant sur un bateau en aluminium. Aussi, si vous aviez un électricien ?… Oui, pas de problème. Il viendra.

Effectivement, il est venu. Une fois pour repérer et une autre, avec tout le matériel commandé spécialement pour nous pour réparer, un samedi en plus, jour de fermeture… Après une bonne heure de boulot, il est venu à bout de cette fuite électrique et nous a branché, en prime, un détecteur d'eau dans la cale moteur. Au cas où… Et… « La quenta per favore » ? Oh, it's free ! It's so beautiful what you're doing. Free ? Muchos gratias !!! De nada !

Et c'est pas fini. Nous récupérons donc notre bouteille de gaz samedi soir grâce à un membre du personnel qui habite Cangas et dont la femme nous fera découvrir la plage de Barra mais en plus, comme nous devions partir lundi, « lunes », tout le monde est venu nous dire au revoir.

Ah, c'est dommage que vous partiez déjà, nous voulions faire une petite fête pour vous. Si vous restez, nous pourrions vous inviter.

Yvane et moi, nous nous regardons.

De toute façon, je ne suis pas prêt. Je n'ai pas pris la météo et nous ne sommes pas pressés. Allez, ok, nous restons jusqu'à mercredi. Super, nous viendrons vous chercher mardi soir pour diner. Ok ! Vers quelle heure ? 21 heures, ok ? Euh, 21 heures ? Ok !

C'est ce soir…

Version 2.1 last modified by Pascal Bouche on 01/06/2010 at 17:23

Creator: Pascal Bouche on 2010/06/01 17:20
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